FERME HABITAT SOLIDAIRE A TOULOUSE (31)

Publié le par maite-infos

J'ai pris connaissance de cette association, grâce à l'émission "Mille et une vies" présentée par Frédéric Lopez.

Pour mieux connaitre Raphaël Marcelon, créateur de la "FERME HABITAT SOLIDAIRE" à Toulouse, je vous invite à lire l'article paru dans le journal La Dépêche :

FERME HABITAT SOLIDAIRE A TOULOUSE (31)

"Dans un quartier résidentiel de Toulouse, Raphaël Marcelon, un informaticien a transformé sa vie en créant un lieu de vie pour personnes en détresse. 

Ca pourrait s'appeler l'arche de Noé, mais Raphaël Marcelon, le créateur de la Ferme habitat solidaire, coincée dans un écrin de verdure sur les hauteurs de Toulouse (Pouvourville), tient à garder les pieds sur terre tout en confiant avec humour qu'ici :

- «On m'appelle l'apôtre».

En 2011, croisant le chemin d'un sans domicile fixe, il décide de construire un premier chalet. Le projet est sur les rails, sans autre ambition que d'aider les marginaux. Cet informaticien de 42 ans, marié et père de quatre enfants, s'est lancé le défi de recréer un lieu salvateur et bucolique où des sans-abri, des repris de justice, femmes battues, des familles roms y côtoient Christian le menuisier et Framboise, l'éducatrice spécialisée dans la santé sexuelle. Cette dernière, âgée de 49 ans, était venue pour réaliser une vidéo, depuis elle a posé ses valises à la ferme.

 

À la ferme, car les animaux (agneaux, canards, cheval…) sont ici des compagnons thérapeutiques et le centre d'un travail quotidien pour les résidents.

Raphaël Marcelon, plutôt du genre hyperactif, a fixé les mêmes règles pour tout le monde – actuellement environ une dizaine de personnes qui logent dans des chalets confortables :

- «Quand ils arrivent à la Ferme habitat solidaire, je leur dis que ce sera un tremplin, assure le responsable. Ils viennent pour se reconstruire et peuvent partir quand ils sont prêts. Moi, je les accompagne, je ne les assiste pas. Bien sûr, je ne prends pas tous les gens que je croise dans la rue. C'est une petite structure qui fonctionne en autonomie, sans aides extérieures qui permet de mener plusieurs expériences en étant attentif à chacun. Si ce n'est que nous avons été sélectionnés par la Fondation EDF.» Les résidents payent un loyer de 450 euros pour un chalet, la plupart touchent 200 euros de la Caisse d'allocations familiales (CAF). Ceux qui n'ont pas de revenus travaillent 20 heures par semaine à la ferme. Où tout n'est pas toujours «rose». En une matinée, Raphaël Marcelon se retrouve à appeler en urgence le Samu parce qu'une jeune maman roumaine fait une fausse couche, puis se démet avec les avocats pour faire sortir son compagnon détenu préventivement. Juste avant d'aller faire les courses à Intermarché.


Les actions

À la Ferme habitat solidaire, très souvent en lien avec la veille sociale du 115 et la mairie de Toulouse, un seul maître mot :

«Pas d'alcool, pas de drogue et pas de violence», assure Raphaël Marcelon, adepte de la reconstruction par l'effort. Mais outre les résidents, l'association, qui dispose d'une piscine, d'un trampoline et d'un bac à sable, organise plusieurs actions tout au long de l'année, y compris en direction des scolaires. Les personnes traumatisées peuvent y faire un séjour de courte durée. Des cours de menuiserie et de charpenterie sont aussi organisés sur site de la ferme (15 bis, chemin du Manel à Toulouse)."

Gérald Camier

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