POÈME ECRIT PAR MON GRAND PÈRE PATERNEL EN 1915 -

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POÈME ECRIT PAR MON GRAND PÈRE PATERNEL EN 1915 -

SURPRISE ET RÉVEIL

Présent doux et précieux du Printemps qui s'enfuit

La verdure et les fleurs ennoblissent la terre,

Un gai soleil d'été sur nos têtes reluit,

La Nature est en fête... et l'Europe est en guerre!!!

 

Au doux gazouillement de l'oiseau tant aimé

Succède désormais un bruit sourd de tonnerre...

A l'heure où tout devrait respirer la gaîté

Oh Dieu!... le canon tonne et fait trembler la terre!

 

Ne rêvant que grandeur et fière de ses fils

La France dans la paix s'abandonnent aux fêtes

Lorsque soudain sur elle un monde de bandits

S'élance avec fureur à l'assaut de conquêtes ;

 

Et pour les durs combats longuement préparés

Les soldats de Bismarck sauvages, sanguinaires

Surgirent par surprise en nos foyers sacrés

Égorgeant sans pitié nos enfants et nos mères!

 

Mais une voix d'airain s'écria : "Garde à vous!...

A moi, fils de Clovis ; enfants de l'espérance,

Sus à cet ennemi qui déferle chez nous...

Une voix répondit ; Nous voilà tous ô France...

 

Et d'un commun élan sans crainte du tombeau

Nos soldats animés d'une digne furie

Allèrent au combat à l'ombre du drapeau

Tous heureux de verser leur sang pour la Patrie.

 

O sentiment français... les discordes d'hier,

Division, tumulte et luttes intestines

Cessèrent en un jour et l'allemand si fier

Se heurta contre un mur d'innombrables poitrines...

 

Foulez aux pieds, Germains, les serments et les lois,

Pillez, tuez, rebut d'une race qui tombe...

Non, vous ne vaincrez plus les enfants des Gaulois...

Votre orgueil, cette fois, a creusé votre tombe!

 

 

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