À une époque pas si lointaine, chaque élève de France terminait sa scolarité primaire en passant le certificat d'études primaires .
Créé en 1866, il est devenu, à partir de la Loi FERRY de 1882, un passage presque obligé pour des générations d'écoliers.
Véritable "petit bac" de l'école élémentaire, il sanctionnait les acquis fondamentaux en lecture, écriture, calcul... mais aussi en morale, histoire et chants.
Parmi les épreuves, il fallait savoir chanter des morceaux emblématiques de l'histoire de France.
Dont les trois suivants :
- La Marseillaise (1792), hymne national et symbole de la Révolution française ;
- Le Chant du Départ (1794), appelé parfois "la soeur de la Marseillaise", chant révolutionnaire qui exaltait la République et le sacrifice pour la Patrie ;
- Le chant des Partisans (1943) devenu hymne de la Résistance, chanté en souvenir des combats pour la Liberté.
Appris dès le plus jeune âge, ces chants étaient bien plus qu'un simple exercice scolaire : ils véhiculaient les valeurs de la République et de la Liberté, dans un esprit à la fois patriotique et civique.
Au fil du temps, le certificat d'études primaires a perdu de son importance.
Dans les années 1960-1970, son rôle s'amenuise avec la prolongation de la scolarité obligatoire et l'évolution des programmes.
Il est supprimé en 1989.
Aujourd'hui, il reste dans les mémoires comme un symbole de l'école "d'autrefois", avec ses cahiers d'écriture, ses dictées redoutées et ses chants repris en chœur dans les classes ou lors de l'examen.
Beaucoup d'anciens élèves gardent encore en mémoire ces airs chantés à l'unisson, parfois avec fierté, parfois avec trac mais toujours avec la conscience de participer à un rituel partagé par des millions d'enfants.
Ces souvenirs constituent un pan de notre histoire collective, rappelant la place centrale de l'école dans la formation des citoyens.
Patrice CASTEL, a trouvé cette photo dans les archives de son Papa, Claude, qui était instituteur.
C'est pour moi l'occasion de parler de mon Ami Claude, parti en 2014.
Sa carrière d'instituteur l'a conduit à Saint-Cézert, Grenade-sur-Garonne, Le Castéra, Saint Jory et Lespinasse.
Il était attaché aux valeurs de laïcité et de progrès qu'il a inculquées à ses élèves ainsi qu'à ses deux fils, Patrice, Professeur d'histoire géographie et Sébastien, Artisan Poissonnier.
Un grand Merci Patrice, pour cette photo.
Je garde, au plus profond de mon coeur, le souvenir de tes parents et de tes grands parents.
Ton grand-père était secrétaire de mairie lorsque je me suis mariée en 1973. Le Maire était René ROUDOULÈS...
Au plaisir de te revoir Patrice.
/image%2F1119973%2F20151202%2Fob_173c1a_picture0002.jpg)