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Des informations, des recettes de cuisine....

FRONTON - QUELQUES US ET COUTUMES D'UN VILLAGE DANS LA PREMIÈRE MOITIE DU XXème SIÈCLE

Avec l'autorisation de :

La Commanderie des Vignerons de Fronton,

je publie ci-dessous, un texte que j'ai trouvé très intéressant et qui, je le souhaite, vous fera plaisir aussi....

FRONTON - QUELQUES US ET COUTUMES D'UN VILLAGE DANS LA PREMIÈRE MOITIE DU XXème SIÈCLE

Autres ressources 

Jusqu'à la fin de la guerre 39-45, les propriétés étaient petites et très morcelées. Il fallait faire feu de tout bois pour y vivre.

On faisait de tout pour faire quelques sous complémentaires aux récoltes principales de vin et de céréales.

Ainsi on faisait un peu d'élevage. Par exemple, on achetait 10 ou 12 oisons qu'on nourrissait presque gratuitement en ramassant des ravenelles tendres, des orties, des chardons qu'on coupait très fin sur une planche avec un coutelas fait avec une partie d'une vieille faux "manchée" sur un rondin de bois. On mettait toute cette herbe hachée menue, mélangée avec un peu de farine de maïs dans une auge basse et longue faite maison. Les petits oisons vivaient de cette nourriture qu'il fallait renouveler 2 ou 3 fois par jour.

Quand ces oisons étaient adultes, vers juillet et août, on les plumait vivants ne leur laissant que les grosses et longues plumes des ailes et de la queue. 

Deux ou trois femmes munies d'un grand tablier et assises sur une chaise mettaient l'oie entre leurs cuisses. Deux doigts de la main gauche autour de la plume et appuyant fortement sur la peau de l'oie, on arrachait la plume vive  de la main droite. L'oie n'était pas belle à voir mais elle se rhabillait très vite.

 

En août, après les moissons, on rencontrait des troupeaux d'oies que les femmes amenaient dans les champs moissonnés.

Là, les bêtes trouvaient des épis laissés par les moissonneurs et se repaissaient. 

Les femmes glanaient pendant que les oies mangeaient... Les troupeaux rentraient repus et les femmes fatiguées, avec sur leur tête, les épis glanés...

Quand venait l'heure de l'engraissement, on vendait souvent la moitié du troupeau. Les bêtes qui restaient, étaient engraissées, puis on les tuait et aidés par les voisines, on les plumait une deuxième fois en laissant toujours le duvet.

Ensuite les plumeuses s'enveloppaient bien les cheveux et plumaient le duvet qui était léger et voletait partout. Sans ces précautions, elles auraient eu les cheveux couverts de petites plumes.

A cette époque, il y avait des chiffonniers qui passaient dans les maisons vendre du fil et des aiguilles et acheter des chiffons, des peaux de lapin et  aussi la plume d'oie qui se vendait selon trois prix :

  • celui de la plume vive,
  • celui de la plume morte
  • et surtout celui du duvet.

On élevait également des cochons. On achetait deux ou trois porcelets par maison qu'on nourrissait avec de l'herbe, des petites pommes de terre, des choses qui n'avaient pas de valeur marchande, puis on en vendait un, soit prêt à être engraissé, soit engraissé et mort, partagé entre le vendeur et l'acheteur, soit encore à partager entre deux acheteurs. Avec le bénéfice et le travail, celui que l'on gardait pour soi était gratuit.

On avait aussi des poules qui pondaient, couvaient et élevaient des poussins, lesquels devenus grands étaient vendus au marché de Fronton. Cet argent ne revenait pas à la maison mais servait le même jour à acheter un pantalon , une chemise ou un tablier pour le "pitchou" pour aller à l'école.

Les femmes allaient chercher de l'herbe pour les lapins. Il n'était pas rare de rencontrer, dans les rues du village, des femmes portant sur la tête de gros paquets d'herbes dans des sacs de jute.

C'était bien joli d'aller au marché mais il fallait élever les lapins.

On ne rentrait jamais du travail sans ramener la "faudada", la provision d'herbe pour les lapins.

Cette "faudada", ma grand-mère la portait sur la tête. Vers les premiers jours de février, on allait cueillir des ajoncs en fleur et on les portait ficelés au bout d'une fourche, à cause des épines. On ramenait aussi des champs des feuilles de betteraves et des branches d'acacia. 

A cette époque, il y avait au bout des champs des arbres fruitiers. A l'automne on mangeait les plus gros fruits, quant aux autres ont les faisait cuire avec les petites pommes de terre pour les cochons. Les plus belles étaient mises à part pour la semence.

On faisait aussi des confitures et du raisiné, de pleins chaudrons pendant les vendanges.

Ainsi, à cette époque, le travail était source de vie !

On ne pensait pas à la fatigue, à la peine pour économiser...

 

 

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maite-infos

Mon plaisir : faire plaisir à ma famille et mes amis, en préparant des petits plats simples mais relevés avec.... beaucoup d'amour.
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