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POEME ECRIT PAR NOTRE GRAND-PERE PATERNEL

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POEME ECRIT PAR NOTRE GRAND-PERE PATERNEL

A l'attention particulière de ma soeur, de mes deux frères et de nos enfants.....

En souvenir de notre grand-père qui nous apportait des oranges et des bonbons lorsqu'il venait nous rendre visite quand nous étions enfants.

MOIS DE MAI

Devançant d'Apollon les rayons éclatants

L'aurore de la nuit vient relever le voile

Chasse du firmament la dernière étoile

Et le gazon parait émaillé de points blancs ;

-

Puis voici les bleuets aux pétales d'azur

Tout le long des sentiers couronnés d'églantiers

Et tandis que pinsons entonnent les matines

Le parfum le plus doux monte vers le ciel pur.

-

A la neige, aux frimas, aux vents impétueux

Succède désormais une brise embaumée,

La verdure à nouveau couronne la ramée

Et les petits oiseaux s'égosillent joyeux ;

-

A la maison, aux champs, partout même décor

Les plus fragiles fleurs ont déserté les serres

Pour s'unir à la rose orgueil de nos parterres

Et le coquelicot se joint au bouton d'or.

-

Les chênes dans les bois trônent majestueux

Tandis que peupliers le long de la rivière

Et le long du chemin dressant leur cime altière

Invitent le passant à regarder les cieux.

-

La plus jeune hirondelle est déjà de retour

Va, vient aux alentours du toit qui la vit naître

Et, suivant un instinct fils de l'"Amour" peut être

Se prépare fiévreuse à nicher à son tour.

-

"Vive Mai", "Vive Mai", saison de renouveau,

Jouez, dansez enfants, souriez à la vie ;

Puis portez un bouquet à la "Vierge Marie"

Et vous, jeunes mamans, chantez près du berceau.

Hippolyte VITAL

POEME ECRIT PAR NOTRE GRAND-PERE PATERNEL

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POEME DE VICTOR HUGO : PRINTEMPS

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POEME DE VICTOR HUGO :  PRINTEMPS

 

Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire !

Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,

Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !

Les peupliers, au bord des fleuves endormis,

Se courbent mollement comme de grandes palmes ;

L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ;

Il semble que tout rit, et que les arbres verts

Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers.

Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre ;

Le soir est plein d’amour ; la nuit, on croit entendre,

A travers l’ombre immense et sous le ciel béni,

Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini.

Victor Hugo, Toute la lyre

 

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Le papé

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Auteur : Yolande VERCASSON
 Association "Avec rime et raisons" Commune de Charleval - 13350

L'auteur a écrit ce poême  en hommage à son grand-père paternel.


Yolande Vercasson

(Ce texte a été mis en lumière, sans son accord, par une autre personne sous le nom de "la Mamé" lors de l'émission "La France a un incroyable talent" sur M6.)

Cliquer sur le lien suivant : link

 

Le Papé 

 

Il se tenait assis tout au bout de la table

Et nous impatientait souvent par sa lenteur.

On le voyait si vieux, si courbé, pitoyable,

Que l’amour peut à peu cédait à la rancœur.

Je le suivais partout ! c’était là, dans ma tête !

Il me suivait des yeux lorsque je travaillais,

Proposait de m’aider, maladroit, l’air tout bête !

Il gênait nos projets, notre vie, le papé !

 

Au bout de quelques temps, prétextant les vacances,

Je le menais plus haut, au flanc du Luberon

« Tu seras bien là-bas. Tu verras la Durance

Du haut de la terrasse de la grande maison.

Ces maisons-là, papé, sont faites pour les vieux.

Regarde comme ils semblent bien, ils ont l’air très heureux ! »

« Comme tu veux, petite, si c’est pour ton bien-être.

Monte de temps en temps, le dimanche peut être ? »

 

Je l’ai laissé tout seul, vivement, pas très fière.

L’air était encore chaud, pourtant je frissonnais,

Et le chant des oiseaux voletant sur le lierre

Me disait doucement : « Qu’as-tu fait du papé ? »

Les jours se succédaient, je cherchais la quiétude

Le travail me prenait, j’essayais d’oublier,

De noyer mes regrets au fil des habitudes,

Les souvenirs d’antan rappelaient le papé.

Même dans le mistral qui rasait la garrigue

Pour venir s’écraser au butoir de la digue

J’entendais cette voix qui ne cessait jamais

De dire à mon oreille : « qu’as-tu fait du papé ? »

Chaque brin de lavande, de thym, de romarin,

Me reprochait sans fin l’absence de l’aïeul.

Le murmure des sources dans le petit matin

Chantait sur mon cœur lourd des cantiques de deuil.

Le remord lentement s'installait dans ma vie.

Je revenais m’asseoir ou il s’était assis,

Sur le banc de vieux bois, près du puits, sous le chêne,

Et je laissais errer mes pensées sur la plaine.

Alors, je l'ai revu, avant, lorsqu'il marchait

 Jusqu ‘au seuil de l’école, pour venir me chercher.

Je sautais dans ses bras, je l’embrassais, tout doux,

Et nichais tendrement ma tête sur son cou.

Il me portait un peu, puis, ma main dans sa main,

Il ajustait son pas pour bien suivre le mien.

Il m’expliquait les bois, les cabris, les moutons,

Les abeilles dorées et les beaux papillons.

Il cueillait aux buissons des réserves de mûres

Et m’offrait les plus grosses comme un présent de choix.

Il riait bruyamment en voyant ma figure

Barbouillée des reliefs de ce festin de roi.

Le soir près de mon lit, il venait me bercer

De chansons provençales, d’histoires de bergers.

Je m’endormais heureuse de sa chaude présence,

Pleine de rêverie, d’amour, de confiance.

 

Au long des souvenirs, mon cœur plein de pitié

A trouvé le repos. J’ai repris le sentier

Pour revenir tout droit à la grande maison.

Retrouver le papé, lui demander pardon.

J’ai pris tout simplement sa main, sans rien lui dire.

Une larme brillait au milieu du sourire.

Et c’est moi, cette fois, tout au long du chemin

Qui ajustais mon pas, pour bien suivre le sien.

 

Un papé c’est précieux, c’est tant de souvenirs !

Si vous en avez un, jusqu’au bout de vos jours,

Gardez-le près de vous. Quand il devra mourir,

Vous fermerez ses yeux dans un geste d’amour.

Aujourd’hui, par hasard, si le chant des cigales

Me pose la question tant de fois redoutée,

Je peux, le cœur tranquille, en digne Provençale

Répondre fièrement : « il est là, le papé »

 Yolande VERCASSON
 Association "Avec rime et raison" Commune de Charleval - 13350

 

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LA LUNE BLANCHE

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Photo prise ce soir, quelques heures avant
la pleine lune.



Poème de Paul VERLAINE

La lune blanche

Luit dans les bois ;

De chaque branche

Part une voix

Sous la ramée...

O bien aimée.

L'étang reflète

Profond miroir,

La silhouette

Du saule noir

Où le vent pleure...

Rêvons, c'est l'heure.

Un vaste et tendre

Apaisement

Semble descendre

Du firmament

Que l'astre irise...

 

C'est l'heure exquise.

Verlaine

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SOLEILS COUCHANTS

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(coucher de soleil, Castelnau vers 21 h 00)

Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées ;

Demain viendra l'orage, et le soir, et la nuit ;

Puis l'aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ;

Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s'enfuit ;

 

Tous ces jours passeront ; ils passeront en foule

Sur la face des mers, sur la face des monts,

Sur les fleuves d'argent, sur les forêts où roule

Comme un hymne confus des morts que nous aimons.

 

Et la force des eaux, et le front des montagnes,

Ridés et non veillis, et les bois toujours verts

S'iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes

Prendra sans cesse aux monts le flot qu'il donne aux mers.

 

Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête,

Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux,

Je m'en irai bientôt, au milieu de la fête,

Sans que rien ne manque au monde immense et radieux !

 

VICTOR HUGO (Les feuilles d'Automne)

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LE MOIS DE MAI : UN POÈME DE VICTOR HUGO

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Cette photo a été prise dans notre jardin, le matin du 1er mai.

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Extrait du recueil : Les chants du crépuscule

Victor Hugo (1802-1885)

P1090263 (Copier)
(les magnifiques roses dans le jardin de Maman au foyer logement)

 

"Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame,

Viens ! ne te lasse pas de mêler à ton âme

La campagne, les bois, les ombrages charmants,

Les larges clairs de lune au bord des flots dormants,

Le sentier qui finit où le chemin commence,

Et l'air et le printemps et l'horizon immense,

L'horizon que ce monde attache humble et joyeux

Comme une lèvre au bas de la robe des cieux !

Viens ! et que le regard des pudiques étoiles

Qui tombe sur la terre à travers tant de voiles,

Que l'arbre pénétré de parfums et de chants,

Que le souffle embrasé de midi dans les champs,

Et l'ombre et le soleil et l'onde et la verdure,

Et le rayonnement de toute la nature

Fassent épanouir, comme une double fleur,

La beauté sur ton front et l'amour dans ton coeur !"

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Notre jardin d'Eden....

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L'ALBATROS de CHARLES BAUDELAIRE

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Un petit hommage à Baudelaire qui aurait 192 ans aujourd'hui.

Beaudelaire



Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage

Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,

Qui suivent, indolents compagnons de voyage,

Le navire glissant sur les gouffres amers.

 

A peine les ont-ils déposés sur les planches,

Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,

Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches

Comme des avirons traîner à côté d'eux.

 

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!

Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !

L'un agace son bec avec un brûle-gueule,

L'autre mime, en boîtant, l'infirme qui volait !

 

Le Poète est semblable au prince des nuées

Qui hante la tempête et se rit de l'archer ;

Exilé sur le sol au milieu des huées,

Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

 

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NUIT DE NEIGE

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Nuit de neige

de Guy de Maupassant (1850 - 1893)

La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois.


Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes.
L'hiver s'est abattu sur toute floraison ;
Des arbres dépouillés dressent à l'horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.

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La lune est large et pâle et semble se hâter.
On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère.
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter.



Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde,
Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant ;
Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.

P1080289 (Copier)


Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.


Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
De leur oeil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas.

P1080290 (Copier)

Les photos ont été prises ce matin dans notre jardin.

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DEMAIN DES L'AUBE

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Un très beau poême de Victor Hugo que mon petit-fils nous a récité ce soir. 

Victor Hubo

Je vous donne ci-dessous, le lien pour écouter Henri Tachan

qui interprète le poême mis en musique :

http://www.youtube.com/watch?v=mtVNU2ks2Iw

 

 Demain, dès l'aube

  Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends, J'irai par la forêt, j'irai par la montagne, Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps, Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées, Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit, Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends, J'irai par la forêt, j'irai par la montagne, Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps, Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur, Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur. Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends. 
VICTOR HUGO
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UN TRES BEAU POEME DE PABLO NERUDA

Publié le par maite-infos

   

Celui qui ne vit pas sa Vie...

meurt lentement...

Il meurt lentement

Celui qui ne voyage pas,

Celui qui ne lit pas,

Celui qui n’écoute pas de musique,

Celui qui ne sait pas trouver

Grâce à ses yeux.

Il meurt lentement

Celui qui détruit son amour-propre,

Celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement

Celui qui devient esclave de l'habitude

Refaisant tous les jours les mêmes chemins,

Celui qui ne change jamais de repère,

Ne se risque jamais à changer la couleur

De ses vêtements

Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement

Celui qui évite la passion

Et son tourbillon d'émotions

Celles qui redonnent la lumière dans les yeux

Et réparent les cœurs blessés

Il meurt lentement

Celui qui ne change pas de cap

Lorsqu’il est malheureux

Au travail ou en amour,

Celui qui ne prend pas de risques

Pour réaliser ses rêves,

Celui qui, pas une seule fois dans sa vie,

N’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!

Risque-toi aujourd'hui!

Agis tout de suite!

Ne te laisse pas mourir lentement!

Ne te prive pas d'être heureux!

Pablo Neruda Prix Nobel de Littérature

1971

 

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